XVIéme CONGRES DE L’ACCD’OM – La Réunion

Les Collectivités ultramarines s’engagent pour un développement touristique durable.

 

Atelier 3 : « Agenda 21 : Outil de développement »

 

Président : Jean-Claude CHRISTOPHE – Gosier - Guadeloupe --

Secrétaire : Philippe SARABUS vice-Président ACCD’OM – Gosier Guadeloupe -

Rapporteur : Elie CALIFER Maire de Saint-Claude – Guadeloupe -

 

Il me revient l’honneur de vous présenter le rapport de l’atelier N°3.

Une trentaine de congressistes a participé aux travaux de cet atelier.

 

 

Introduction préliminaire :

 

Si tous les membres de l’atelier avaient une perception de ce qu’est l’agenda 21, ils ont, malgré tout, souhaité avoir des précisions sur ce concept afin de le diffuser et le faire mieux partager. Concept issu du sommet de Rio de 1992, ou plusieurs thématiques avait été retenues tels que : l’urbanisme, l’environnement, la solidarité, les changements climatiques, les énergies renouvelables, la lutte contre l’exclusion et la solidarité, etc …

L’agenda 21 se présente alors comme un changement de culture de l’aménagement de nos collectivités, outil de politique publique, s’inscrivant dans le développement durable.

En conclusion préliminaire, ce concept n’est pas figé et rigide mais amené à évoluer au fil des problématiques des sociétés.

 

Intervention du représentant du Comité 21 :

 

Des précisions sont demandées sur ce qu’est le comité 21. Monsieur Antoine CHARLOT, du Comité 21, confirme que c’est une institution française qui s’est donné comme mission d’accompagner les communes et collectivités locales s’inscrivant dans la mise en œuvre des agendas 21 locaux. Actuellement, c’est un réseau, un lobbying dont le siège se trouve 132, Rue de Rivoli à Paris. L’adhésion s’accompagne d’une cotisation, dont le calcul est indexé sur la population de l’adhérent.

 

Intervention du représentant de la Région :

 

Lors de son intervention monsieur Jean-Claude FUTHAZAR nous a présenté les grandes lignes de l’agenda 21 de la région Réunion. Les axes prioritaires sont la circulation des personnes (tram-train, la route des tamarins), l’indépendance énergétique (le solaire, l’éolien, le biogaz, …) et les constructions publiques (lycées et une école primaire HQE) avec pour partenaires l’Etat, les chambres consulaires.

 

Intervention de la Poste :

 

Une intervention du responsable de la Poste à La Réunion décline l’adhésion de son entreprise au concept du développement durable et responsable. Le plan de la Poste consiste à privilégier l’éco-conduite, avec pour conséquence une aide au transport pour les agents de la poste, la diminution du dioxyde du Carbone et l’installation sur les toits des bâtiments de la Poste (centre de tri) de panneaux photovoltaïques. Pour cette entreprise l’Agenda 21 est aussi un moyen qui doit contribuer à l’amélioration des conditions de vie.

 

Agenda 21 local :

 

Pour ce qui est du processus d’élaboration de l’agenda 21 local, il doit débuter par un diagnostic du territoire. L’organisation de forums avec les acteurs de terrain, dans une démarche de démocratie participative, mettant l’accent sur les enjeux, les objectifs et les moyens susceptibles d’être mobilisés. On a insisté sur la nécessaire participation et implication de la population. Dès lors, la collectivité sera à même de mettre en application son agenda 21. 

 

Important : le rôle du politique est central, il doit être un animateur et un militant de la cause et cela de façon permanente. En outre, il doit, par le biais du PLU et du PADD par exemple, imposer l’utilisation des énergies renouvelables, pour les constructions futures. Exemples : La récupération et l’utilisation des eaux de pluie par l’installation d’une double canalisation dans les bâtiments collectifs et individuels.

 

 

Financement :

 

Pour le financement des actions ciblées, différents partenaires existent, comme l’ADEME, l’Europe (le FEDER et programme privilège : constructions HQE et les quartiers durables), EDF. ENVIROPA peut être consulté pour des informations sur les sources de financement existantes en la matière.  

 

A ce propos, il est a noté que chaque territoire d’outre-mer ayant un statut différent oblige à une recherche spécifique des sources de financement adaptées.

 

La coopération est une voie plus qu’intéressante pour la mutualisation des moyens.

 

Suite à aux discussions, les congressistes proposent la motion suivante : Voir Motion 3